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Mutilations sexuelles féminines et masculines - Blois

Mutilations féminines et masculines

Excision - Excision/Infibulation et Circoncision

Toutes les formes de mutilations sont interdites par la Loi...situations aggravantes quand il s'agit de bébé et d'enfant...et pourtant, la tolérance, le mépris de la souffrance et des troubles de la vie de femme et d'homme dans leur intimité restent présents au nom du respect des religions et des coutumes !

1) Les mutilations génitales féminines/excision - excision infibulation (MFG/E-EI ou MSF) ou mutilations sexuelles féminines sont des pratiques profondément enracinées dans certaines cultures africaines (sud Sahara et Est) sans lien particulier avec une religion bien que l'excision semble nommée dans l'Islam (mais pas pratiquée).

Ces mutilations présentées comme des coutumes sont quasiment interdites partout et pourtant... Les filles et les femmes de ces pays sont vouées à se faire enlever leurs organes génitaux externes, intégralement ou partiellement, certaines quand elles sont en bas âge, d'autres au moment de la puberté, cela au nom de la préservation de l'honneur familial, de la chasteté, de la beauté et de l'éligibilité au mariage !

Plus de 25 millions de jeunes filles et de femmes vivant aujourd'hui ont subi des mutilations dans les 29 pays d'Afrique (dont l'Egypte qui serait un des lieux d'origine de la pratique) et du Moyen-Orient où la pratique est concentrée et 30 millions de jeunes filles sont exposées au risque d'êtres excisées d'ici la prochaine décennie.

Les mutilations sont pratiquées en violation des droits humains, des droits des jeunes filles et des femmes à la santé, à leur bien-être, à leur sexualité et à leur autonomie. Elles se sont répandues partout où des migrants de ces pays ont amenés avec eux leurs coutumes au mépris du Droit. (extrait mémo Mel BF)

2) Les mutilations sexuelles masculines se concentrent uniquement sur la circoncision. Presque 700 millions d'hommes de plus de 15 ans sont circoncis de part le monde.

Cette mutilation est présentée comme une obligation par certaines religions (Judaïsme et Islam), comme une coutume dans quelques pays et comme une obligation hygiéniste (USA). Jusqu'à biaiser la prévention du VIH avec 3 pseudo-études en Afrique subsaharienne la présentant en 2005 comme un moyen de prévention efficace du SIDA ! Ce qui est faux, en 2008 une étude montrant le peu d'utilité de cette mutilation voire de son inefficacité, avec des constats inverses dans quelques pays. En fait la seule et unique pratique justifiable est médicale dans le cas d'un phimosis ou d'un para-phimosis. Le trouble jeté en Afrique amenant certains à se croire totalement immunisé grâce à cette circoncision avec les risques de transmission IST/VIH toujours vérifiés.

Toutes les autres pratiques vont créer des troubles de la sexualité (moindres dans certaines circoncisions adultes qui, elles, sont choisies et volontaires mais réelles dans celles des enfants et bébés pour des raisons physiologiques d'anesthésie du gland qui n'est plus protégé.)

Le monde psychanalytique s'est historiquement posé la question à juste titre (les précurseurs et fondateurs étaient des médecins de culture judaïque) mais cette question a été dés-orientée vers le concept de complexe de castration sans chercher à remettre en cause la coutume.

Dans « Masculin et Féminin » 1929 (Thalassa), Ferenczi fait le lien entre angoisse de castration et circoncision : « Presque tous les peuples primitifs s'adonnent à certaines coutumes qu'on ne peut expliquer autrement qu'en les considérant comme vestiges d'un rite d'éviration (castration complète), en usage à certaines époques (initialement pour le moyen orient chez les prêtes égyptiens). le dernier vestige, de ce rite prévalent encore aujourd'hui est la circoncision. Il est plus que vraisemblable que cette punition, plus exactement menace de punition, fut à l'époque primitive l'arme principale des pères contre les fils. La soumission du fils à la violence punitive du père, et le renoncement partiel à la brutalité sexuelle, sont la conséquence de ce qu'on appelle le complexe de castration ».

Il est vrai que selon l'ethnologie, on retrouve dans plusieurs civilisations primitives ces rituels d'offrandes d'enfants au(x) Dieu(x) (Amérique du sud, Afrique du nord, Moyen Orient, Asie...partout en fait...) qui ont évolués en offrande de la virilité des hommes (éviration qui consiste à amputer l'homme de tous ses organes génitaux afin qu'il ne soit pas un risque pour le dominant et se soumette au chef, au plus fort. Ne pas pouvoir faire des enfants est un progrès plutôt que de les tuer !) puis « réduits » aux circoncisions des hommes et excision/infibulation des femmes comme rites d'acceptation plus ou moins liés à la relation au(x) Dieu(x). La crainte résiduel mnésique de ces holocaustes primitifs, puis de ces mutilations asseyant le pouvoir des dominants (des pères - dieu(x)) se retrouvent toujours et encore dans ces pratiques mutilantes qui laissent des traces dans la relation hommes-femmes, dans la vie intime, dans la relation aux enfants, dans la justification de la haine religieuse de l'autre, dans le relation à la vie.

Une autre approche ethnologique en parle comme de rites de passage traditionnels qui font du petit garçon un homme en lui enlevant l'enveloppe prépuciale symbole du matriciel féminin, et de la petite fille une femme en lui enlevant son attribut érectile synonyme du masculin. Ce qui pose la question des mutilations faites aux bébés...quid du rite de passage?

Les détracteurs de ces pratiques sont de plus en plus nombreux surtout en occident. En Allemagne un tribunal a en 2012 condamné la circoncision pour motif religieux. Elle est déremboursée au Canada et dans certains états de la côte ouest des Etats-Unis. En Israël même il y a des groupes d'opposant et au sein de l'Islam, certains critique la circoncision en disant que c'est une insulté à Allah de vouloir améliorer sa création.

Ces pratiques sont des outils de soumission et génératrices d'angoisses afin de ne pas permettre à la femme et à l'homme l'accès à la liberté d'être. Alors oui, les psychanalyses ont raison de vouloir travailler sur cette angoisse  de castration, cette peur ancestrale de la mutilation que nous vivons tous, mais qui n'a rien à voir avec le complexe de castration de la théorie freudienne (complexe qui ne se rencontre jamais dans la clinique), afin de trouver le chemin de la liberté et du bonheur.

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Pour les curieux de la psychanalyse transgénérationnelle, lire le nouveau livre de Bruno CLAVIER: "les fantômes de l'analyste"
Une conférence du "Jardin d'idées" à ce sujet est en ligne.



 

 
 

 

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