Les violences sexuelles : des chiffres éloquents

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Enfants

 

Sont victimes de violences sexuelles chaque année en France (Source : CIIVISE).

 

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Toutes les 3 min un enfant est victime d'inceste, de viol ou d'agression sexuelle !

 

20 %

Des femmes (20%) et des hommes (10%) déclarent avoir été victimes dans l'enfance.

Évolution et contexte actuel

Malgré les lois, depuis 10 ans, les chiffres ne « bougent » pas. Quand bien même il y a ces dernières années, une expression et une levée des « secrets », voire, le réveil de mémoires traumatiques, grâce aux réseaux sociaux et aux déballages médiatiques de certaines personnalités.

La réalité des Faits

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Enfants

 

Sont agressés sexuellement durant leur enfance et seulement 20% de celles-ci sont déclarées.

 

85 %

Des agressions sont le fait d’un proche (dont 20% sont des pédophiles)

 

15 %

Sont le fait d’inconnus (souvent des sociopathes) ou des individus ayant autorité (médecins, élus, éducateurs, prêtres, animateurs...).

2 %

 

Seuls 2% des cas sont documentés pour ouvrir une procédure judiciaire, qui n'aboutit généralement pas.

 

Les formes de violences

L'exposition

La violence sexuelle, c'est aussi l’exposition des enfants à des visuels (visio, vidéo, photo, réseaux sociaux, selfies) ou à de scènes réelles à caractère pornographique, voire violent, comme dans le cadre de violences intrafamiliales ou conjugales.

L'inceste

L'inceste est ainsi une trahison générationnelle qui fait que des très semblables (physiologiquement ou symboliquement) ou de très proches avec un lien de subordination (réel ou fantasmé) ou d'égalité ont une relation affective et/ou sexuelle qui va inexorablement détruire une partie de la construction de la victime.

L'incestuel

L'incestuel est un terme pour nommer ce qui diffère de l'inceste dans le sens où il ne va pas y avoir de « passage à l'acte » (pas encore, l’écart étant très fragile) mais où l'enfant (ou sa fonction symbolique) vivra dans un « climat » de manipulation, de fusion et de maltraitance pouvant générer des troubles similaires à ceux de l'inceste.

Les conséquences et la prise en charge thérapeutique

Toutes ces violences sexuelles laissent des traces à vie. Le corps n'oublie rien. Ce sont des vulnérabilités et des troubles de la vie affective et intime, voire des ESPT qui altèrent considérablement le plaisir d'être et de partager autant que l'accès au plaisir. La relation au monde et à l'autre est inexorablement complexifiée.

Un suivi et un traitement des évènements traumatiques semblent appropriés pour respirer la vie.